et après la prépa ?


L'Ecole Normale Supérieure de Lyon

Depuis leur création, les classes préparatoires littéraires ont eu pour vocation de préparer aux concours des prestigieuses écoles normales supérieures de Paris (Ulm), de Lyon  et de Cachan. Les CPGE du Lycée Jean Vilar préparent au concours de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. Entrer dans cette Ecole presigieuse, c'est être assuré de suivre une formation d'excellence dans plusieurs domaines, reconnue dans le monde entier

En savoir plus sur l'ENS:  www.ens-lyon.fr

 

 


Les grandes écoles de commerce et de management

Le concours de la BCE (Banque Commune d'Epreuves) permet aux étudiants de 2e année est un concours commun qui permet aux étudiants d'intégrer 24 Ecoles de commerce et de Management.

Plus d'informations sur le site de BCE.


La poursuite d'étude en Université

Tous les étudiants inscrits en CPGE sont parallèlement inscrits en L1 et L2 à l'Université de Marne-la-Vallée (UPEM). Avec l'accord du conseil de classe et des professeurs du départements d'étude choisi à l'Université, des équivalences sont proposés aux étudiants au terme de leur année d'étude en CPGE. Ainsi et selon ces modalités,  les étudiants peuvent poursuivre leur cursus directement en L3 après deux années en classe Prépa.

 


"Le MONDE" en parle

La vocation des khâgnes est de préparer aux concours des écoles normales supérieures (ENS). Sur les 4 000 élèves environ de ces classes prépa littéraires, moins de 200 atteignent cet objectif. Mais depuis 2011, les candidats peuvent faire valoir leurs notes auprès d'écoles de management ou de communication.

 

En 2010, afin de multiplier les ­débouchés offerts à ces litté­raires, Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur de l’époque, avait entériné l’ouverture de la banque d’épreuves littéraires (BEL), gérée par les ENS, à une trentaine d’établissements. L’intérêt des ­écoles de commerce pour les littéraires n’était pas neuf  : certaines ­proposaient des ­concours dès les années 1990. Mais les khâgneux devaient souvent les passer par eux-mêmes. La BEL simplifiait les démarches.

Quel est le bilan aujourd’hui  ? ­Directeur des admissions et des concours à la chambre de commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France, Philippe Regimbart a noté une hausse de 20 % de candidatures et d’intégrations dans les écoles de la banque commune d’épreuves (BCE) – qui réunit une vingtaine d’établissements, dont l’ESCP ou Grenoble Ecole de Management  : «  La BEL a fait ­davantage connaître les écoles de management auprès des littéraires  », ­estime-t-il. Si les candidats ont la possibilité de mettre en avant leurs performances auprès des ENS, la BCE a maintenu des épreuves propres, en langues par exemple. «  Cela allonge la durée du concours, reconnaît M. Regimbart, mais les candidats multiplient leurs chances de réussir.  »

Le cas des instituts d’études politiques

En incluant la banque Ecricome (associant trois écoles dont la Kedge Business School), environ 400 khâgneux ont rejoint en 2015 une école de commerce. En revanche, on ne compte qu’une centaine d’intégrations dans des ­écoles a priori plus proches de leurs centres d’intérêt, comme ­celles de traduction ou les instituts d’études politiques. En fait, ces ­filières disposaient déjà de procédures de ­recrutement à bac  +  1 ou à bac  +  3 bien rodées et n’ont donc que peu de places pour les élèves en ­seconde année de prépa littéraire.

«  La BEL nous a permis d’attirer des profils différents, issus de grands lycéees ou de prépas en histoire de l’art. Mais c’est marginal  », observe Pierre Mathiot, ­ex-directeur de l’IEP de Lille, qui ­offre vingt places par ce biais. Le ­concours d’accès en deuxième ­année des IEP de province ouvre toujours davantage de perspectives, recrutant «  350 à 400 hypokhâgneux [élèves en ­première ­année de prépa littéraire] par an  ».

Des compétences utiles

Quoi qu’il en soit, pour Marc Even, directeur de l’association des professeurs de première et de ­lettres supérieures, «  la BEL a mis en lumière la variété de débouchés de ces études. Le monde contemporain a ­besoin de ces compétences, et c’est un message qu’il faudrait diffuser dès le lycée  ». Vice-présidente chargée des études à l’ENS de Lyon, ­Sylvie Martin ­observe dans son établissement que la BEL «  a favorisé les doubles cursus  ».

Enfin, pour que les résultats soient utilisables par un grand nombre d’écoles, les ENS ont revu leur logique de notation  : alors que les moyennes étaient basses, les correcteurs utilisent désormais les notes de 0 à 20. Ce ­qui ­encourage les ­élèves des prépas ­littéraires.

Aurélie Djavadi, 21 mars 2016